UNE PEAU DE NACRE
Née en 1985 d'un père acteur et d'une mère dramaturge, la jeune enfant de la balle a le jeu bouillonnant dans le sang. Elle traîne précocement sa lippe charnue, un accent so british et son corps de danseuse, sur les plateaux de cinéma. Belle comme Hélène, après son rôle d'appât pour George Lucas, sa carrière commence à décoller. Elle tourne un téléfilm dans lequel elle incarne la fille rebelle de Robin des Bois. Elle doit sauver son géniteur old-school capturé par le perfide Prince Jean. Peu farouche, la belle n'hésite pas par la suite à jouer à quinze ans face à un acteur de sexe masculin et entièrement nu lors d'une scène du moyen The Hole. Plus loin, elle gratifie le même personnage d'une vue fugace mais mémorable de sa fluette poitrine. Malheureusement le public ne remarquera pas la céleste Keira, préférant se focaliser sur la gonflée Thora Birch. Ce n'est qu'en 2002 que les yeux du monde commencent à se tourner vers elle. Sa performance physique dans le film anglais Joue-la comme Beckham impressionne et son sourire brûle la pellicule. Avec ses yeux pétillants, elle éveille un intérêt pour le football chez des millions de jeunes gens habituellement ennuyés par ce sport. Mieux encore, elle éclipse sa pourtant superbe partenaire, Parminder K. Nagra. Les deux actrices ont dix ans d'écart et c'est à peine si l'une paraît plus âgée que l'autre. Le secret de Keira est là: un physique intemporel à la fois jeune et mature, une statue grecque au visage de marbre. Une
photo d'éternité. L'idéal de l'univers coulé dans
les chairs humaines.
Texte pris sur : filmdeculte